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Jeudi 10 janvier 2008
 La Revue Arcoiris par Diomenia Carvajal
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C'est une association régie par la loi 1901, que j'ai eu l'idée de monter en 1995. 
Je rentrais d'un voyage au Chili, avec mon compagnon, à qui j'avais voulu montrer ce que restait de mes endroits d'enfance  : c'est-à-dire, très peu de personnes que je connaissais y demeuraient encore, très peu, mais j'ai retrouvé des amis d'enfance (du temps bénis de l'école, quelques lointains parents, très peu de ma famille proche... au fait) mais le Chili restait toujours là, et mon cher "Pancho" (c'est le surnom que nous donnons à Valparaiso) , cette fois-ci "Patrimoine de l'Humanité" toujours immuable, avec son air suranné. 

J'ai pu revoir quelques amis, et amies "rechappés", qui tenaient une revue littéraire, qui avait continué d'exister "sous le manteau" même pendant la dictature, des irréductibles se battaient toujours avec "des mots" que personne ne lisait...

Ici, en France, j'avais construit une vie, je me suis mariée, j'ai eu des enfants (maintenant j'ai aussi des petits enfants). Arrivée comme simple étudiante pour perfectionner mon français, avec une Bourse de l'Alliance Française (en ce temps-là le français avait pignon sur rue, là-bas), je m'étais trouvée "coincée" par le coup d'Etat. Une partie de ma famille était en partance vers tous les points du globe qui voulaient bien les accueillir, une autre emprisonée ou... disparue...pour "délit d'opinion". La France est un pays heureux et une terre d'accueil, mais très peu le savent, ou savent le reconnaître...Enfin. Ensuite, j'ai continué mes études en Fac, je devins prof. d'espagnol, j'ai passé le CAPES et j'ai travaillé dans le sécondaire et comme vacataire en Fac. Puis, vint la retraite.

Je disais donc, que la Revue Arcoiris est née dés mon retour de ce voyage au Chili, que j'avais fait en 1994, le numéro 0 est paru en janvier 1995. 

J'avais emporté dans mes bagages des tas de manuscrits, des poèmes, des contes, des articles que des amis là-bas avaient bien voulu me confier. Je me suis mises à manier un vieil ordinateur que un ami français m'avait prêté, après quand j'ai su le manier (j'avais tout noté où il fallait appuyer sur quel touche et etc, pour bien le manier) après je me suis lancé dans l'achat d'un vieux "revu et corrigé", selon le terme du copain qui l'avait un peu bricolé pour qu'il continue de fonctionner, d'occasion, et voilà. J'ai passé des heures entières, le soir à retaper des textes, à fignoler, jusqu'à ce que j'apprenne comment faire une pagination (maintenant c'est plus facile)et un beau jour je suis allé voir la libraire du coin qui faisait aussi des phococopies et je lui ai demandé de me faire un prix pour un certain minimum... trimestriel, et ARCOIRIS est née comme ça! 

J'ai fait tout de suite la lversion  "biingue". Cette revue était née en France, il appartenait aussi aux lecteurs français, donc, il fallait qu'ils sachent ce que je publiais!
 
Je me suise tout de suite mise en marge des autres petites revues éphémères (car elle existent) très communautaires, qui ne publiaient qu' en espagnol, ou dans une autre langue, donc faite pour circuler dans un cercle très restreint! 

Pour moi, ce n'était pas du tout le but. Je voulais communiquer, faire connaître, montrer que la littérature existe et continue d'exister même sous des temps très rudes et durs à vivre pour certains. 

J'ai commencé mon numéro 0 avec des textes qui parlaient de Valparaiso. Mes premiers collaborateurs? un beau-frère qui écrit, un autre philosophe qui travaillait encore, tous les deux chez des éditeurs de renom, dont je tairai le nom... mon compagnon qui l'illustrait avec des dessins en noir et blanc, de toutes façons ils ont collaboré très gentilmente, je les soupçonne même d'avoir pensé tout bas que la revue ne durerai pas... sans méchanceté bien sûr! 

Mai elle est toujours là, avec des hauts et des bas, mais elle tient la route. Internet était encore moins dévéloppé, j'avais moins des moyens de diffusion, il ne restait que la presse écrite, alors j'ai mis des annonces dans des journaux gratuits, collé des affiches en Fac, donné quelques exemplaires aux libraires du coin...sans récompense en retour, mais se faire connaître ça a un prix... 

Un jour quelqu'un me mets en relation avec un chilien de Paris qui lui aussi avait une revue, tout en espagnol, bien sûr, mais qui s'était débrouillé pour avoir une bourse du livre de je ne sais quelle entité... et faisait venir des poètes latino-américains pour faire des récitals à Paris! Je lui demande de me mettre en contact avec... les poètes... pas avec les entités, je vais conserver mon indépendance, et je commence à publier des poétes femmes du Pérou, du Venezuela, de Cuba, etc. 

Très vite le téléphone arabe a fonctionné et j'ai vu ma boîte aux lettres déborder des envoie de toutes sortes arrivant de tous les coins du monde. La revue est sortie de façon trimestrielle, pendant presque 10 années, quelques  fois avec du retad, mais elle a toujours été au rendez-vous. J'avais des collègues prof. comme moi, qui donnaient un coup de main pour les traducs. et... elles étaient les premières... à l'acheter (si ce n'est pas de l'amitié ça?) Elles étaient surtout séduites par la nouveauté, elles découvraient d'autres jeunes écrivains encore inconnus en Occident, qui ne se nommaient pas Borges, ni Cortazar, ni Neruda etc, mais qui avaient quelque chose à dire et à montrer... Je recevais même des dessins à l'encre de chine venant de Cuba...

Quand quelqu'un écrit, fonde une revue et puis... tout comme moi, une Maison d'Edition, ce n'est pas pour de l'argent, je veux dire ce n'est pas le moteur principal, c'est parce qu'on aime ce qu'on fait, et qu'on veut qu'on nous aime... ma recherche à moi c'est l'amitié, sans conditions, mais j'exige en échange... "la qualité".

Actuellement Arcoiris ne sera que ANNUELLE. J'ai déjà commencé à trier les manuscrits que je reçois.

Les revues sont faites pour faire connaître les jeunes auteurs. Leurs oeuvres sont ainsi consignées et à l'abri. Mais attention, QUALITE, toujoiurs QUALITE, donc, beaucoup de travail.
Si vous voulez savoir de quoi elle retourne, voici le mail où vous pouvez la commander: re.arcoiris@gmail.com (en ce moment même elle est en ré-impression et sera prête d'ici une douzaine de jours).



Par Irène Pauletich - Communauté : les auto-édités
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Commentaires

Je débarque dans ton blog par le plus grands des hasards. Enfin, c'est une façon de parler, je n'y crois pas, moi au hasard. Et ce que j'y trouve me plaît au point de t'enregistrer dans les favoris. à bientôt !
Commentaire n°1 posté par Bruno.M le 18/01/2008 à 11h07

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